06.11.2009

NOUVELLES

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> Florent Siaud  a suivi les répétitions de Pyrame et Thisbé, pièce baroque de Théophile de Viau, mise en scène par Benjamin Lazar au Théâtre de Caen. Pendant toute la saison 2009 - 2010, le spectacle fera l'objet d'une tournée française dont la dernière étape sera le Théâtre de l'Athénée Louis Jouvet à Paris (Cliquer ici pour plus d'information).

Il a écrit pour le spectacle un cahier dramaturgique consultable en ligne. Cliquez sur l'image qui suit :

Cahier dramaturgique - couverture.png

30.07.2009

PARCOURS


1273975278.jpgTintagiles affiche réduite.jpgTintagiles affiche réduite.jpgAncien élève de l’Ecole Normale Supérieure de Lettres et Sciences humaines (ENS LSH, France) et agrégé de Lettres Moderne, Florent Siaud réalise le court-métrage O Noir en 2004 et met en scène La Mort de Tintagiles de Maeterlinck en 2005. Professeur en Institut universitaire de technologie puis interrogateur en classes préparatoires aux grandes écoles en France, correcteur pour la revue du département d’Etudes Françaises de l’Université de Montréal Paragraphes, il obtient une charge de cours magistral en Histoire du théâtre (XVIIIe - XXe siècle) à l’Université de Montréal. Il est actuellement  doctorant en arts du spectacle sous la direction de Jean-Loup Rivière, chargé de cours à l'Ecole Normale supérieure en histoire du théâtre et de l'opéra et participe au projet de recherche  international mis en place par le CNRS sur "le son du théâtre". Des séjours linguistiques d'un mois à Londres, au Goethe Institut de Berlin et à l'Université normale de Pékin participent de son bagage culturel.


f9f6232d8c031de04cbeb4ba5388d68c.jpgA partir de la saison 2006 - 2007, il s'engage dans un double cursus qui le conduit à continuer la recherche tout en commençant à participer à des productions professionnelles de théâtre et d'opéra, en qualité de stagiaire ou d'assistant à la mise en scène. Il devient ainsi membre de l’Académie Desprez, dont les recherches historiques ont notamment abouti, sous la direction du metteur en scène français Gilbert Blin, à une production du Teseo de Haendel à l’Opéra de Nice (mars 2007). Auteur d’un cahier dramaturgique sur l’Othello de Shakespeare, il est l'un des deux assistants à la mise en scène du canadien Denis Marleau pour une production de cette pièce, présentée à Ottawa (Centre National des Arts) et Montréal (Usine C) à l'automne 2007. Il poursuit son travail auprès de Denis Marleau à l’occasion de la création d’une pièce inédite de Normand Chaurette, Ce qui meurt en dernier, donnée à l’Espace Go puis au CNA d’Ottawa au début de l’année 2008. photo affiche pelleas Wien.jpgEn février 2008, il collabore à la dramaturgie d’une nouvelle production des Noces de Figaro de Mozart pour l’Opéra de Nice (février 2008), pour laquelle il est aussi l’assistant du metteur en scène tchèque Lubor Cukr. Sa saison 2008 - 2009 a été inaugurée par deux stages à la mise en scène à l'opéra : Pelléas et Mélisande de Debussy mis en scène à Vienne par Laurent Pelly (avec Natalie Dessay et Stéphane Degout) et Hippolyte et Aricie de Rameau mis en scène par Ivan Alexandre au Capitole de Toulouse (avec le Concert d'Astrée d'Emmanuelle Haïm). Il a participé aux répétitions d'Une Fête pour Boris, de Thomas Bernhard, spectacle de Denis Marleau qui a été créé en Amérique du Nord au Festival TransAmérique et en Europe dans l'Edition officielle du Festival d'Avignon 2009. Pour le metteur en scène Benjamin Lazar, il vient d'écrire un cahier dramaturgique sur Pyrame et Thisbé, pièce baroque de Théophile de Viau, proposée au Théâtre de Caen, au Théâtre de l'Athénée Louis Jouvet et d'autres théâtres au cours de la saison 2009 - 2010.

Il participe régulièrement à la rédaction du programme des spectacles sur lesquels il travaille : il a  signé des textes pour l'Opéra de Nice (Teseo, de Haendel ; Les Noces de Figaro de Mozart), le Théâtre du Capitole de Toulouse (Hippolyte et Aricie de Rameau), lMinkowski_152.jpge Centre National des Arts d'Ottawa et l'Usine C de Montréal (Othello, de Shakespeare). A l'invitation du chef d'orchestre Marc Minkowski, il a écrit des textes présentant les concerts de la saison 2009 - 2010 des Musiciens du Louvre (notamment pour des programmes Haydn, Haendel, Bach). Il est également conférencier (Opéra de Nice, mars 2007 et février 2008), animateur de table ronde  (journées consacrées à l'écrivain Daniel Danis, publication en 2010 aux éditions Nota Bene) et de rencontre publique (animation d’une conférence en compagnie de la psychanalyste Marie-Claire Lanctôt-Bélanger à l’Usine C de Montréal, novembre 2007). Pour les revues Agôn, Rappels et Théâtre/Public, il a réalisé des entretiens avec Manfred Stoffl (ancien collaborateur administratif de Thomas Ostermeier et Sasha Waltz) et avec les metteurs en scène Benjamin Lazar, Denis Marleau, Laurent Pelly, Brigitte Haentjens etc.



29.07.2009

PRESSE ET VIDEOS

F T A   M O N T R E A L / E D I T I O N   O F F I C I E L L E   D U   F E S T I V A L   D'A V I G N O N   >   M A I  &  J U I L L E T   2 0 0 9
B E R N H A R D > U N E   F E T E   P O U R   B O R I S

Mise en scène : Denis Marleau



Théâtralissime ! Pour son retour au Festival d’Avignon le grand metteur en scène québécois Denis Marleau offre une fois de plus un moment de pur plaisir, de pur théâtre. (…) Déguisements, masques, travestissement, maquettes, poupées : Denis Marleau pianote sur toute la gamme avec une aisance confondante. (…) cela produit un mélange de réalisme et d’étrangeté absolument fascinant.
— LE MONDE, Paris, Fabienne Darge, juillet 2009

Remarquable et musicale Christiane Pasquier. (…) Le texte est souverain qui imprime son mouvement à la représentation ouverte sur le passionnant travail de Denis Marleau avec une forme « moderne » des marionnettes. Un objet dramatique parfait qui met en valeur l’enfance qui sauve tout.
— LE FIGARO, Paris, Armelle Héliot, juillet 2009

Sadisme et ressassement, Une fête pour Boris est un feu d’artifice, traité par Denis Marleau de façon très léchée, et relayé par le jeu sans faille de Christiane Pasquier.
— LIBÉRATION, René Solis, juillet 2009

Denis Marleau signe là une mise en scène aussi astucieuse qu’audacieuse. Ça tient du cabaret, de l’opéra, du carnaval. Chef d’orchestre, il dirige de main de maître la soliste intempestive et le chœur qui dérape dans un joyeux brouhaha. (…) On sort de là comblé.
— L’HUMANITÉ, Paris, Marie-José Sirach, juillet 2009

Bernhard tend des pièges au metteur en scène, que Marleau déjoue avec maestria. L’apparition finale des infirmes juchés sur des bancs est aussi saisissante que celle des mannequins de la Classe morte de Kantor. (…) Tous sont des duplicatas d’un même acteur. D’où le trouble du spectateur. Et son ravissement.
— LE NOUVEL OBSERVATEUR, Paris, Odile Quirot, juillet 2009

L’effet est saisissant. Loin d’être artificielle, la confrontation troublante entre la mise en distance le jeu direct, les vrais comédiens et les masque créé un climat étrange. (…) Accompagné de comédiens de haut vol – Christiane Pasquier, Sébastien Dodge et Guy Pion
— LA CROIX, Paris, Didier Mereuze, juillet 2009

L’ensorcellement du festival, c’est le québécois Denis Marleau qui en est l’artisan, avec sa mise en scène d’Une fête pour Boris. (…) Il y a là comme une joie, celle de l’artifice roi, qui stupéfie, alerte l’intelligence surtout.
— LE TEMPS, Genève, Alexandre Demidoff, juillet 2009

Le metteur en scène canadien Denis Marleau offre une nouvelle fois un spectacle d’une très grande qualité et d’une superbe invention. (…) Cette Fête pour Boris, travail abouti, intelligent, est portée par une extraordinaire Christiane Pasquier dont la parole, quasi incessante, ne bute jamais sur la moindre virgule.
— RUE DU THÉÂTRE, Avignon, Jean-Pierre Bourcier, juillet 2009

Christiane Pasquier est impériale en Bonne Dame écrasant son petit monde et menant chacun à la baguette.(…) Depuis plusieurs spectacles, Denis Marleau maîtrise à la perfection les technologies audiovisuelles qui donnent l’illusion du réel.
— LE SOIR, Bruxelles, Jean-Marie Wynants, juillet 2009

Magnifique Christiane Pasquier. L’illusion est fascinante (…) "Une fête pour Boris" est un pur moment de bon théâtre, mais aussi une réflexion sur l’artifice au théâtre et l’illusion de la représentation.
— LA LIBRE BELGIQUE, Bruxelles, Guy Duplat, juillet 2009

L’idée d’associer des marionnettes humaines au banquet final fonctionne à merveille.
(…) Sébastien Dodge, Christiane Pasquier et Guy Pion portent avec énergie le texte à la scène. On y croit.
— LE DAUPHINÉ LIBÉRÉ, Grenoble, Bruno Alberro, juillet 2009

Les poupées, ces présences mortes traversées par le regard de la vie, ouvrent à l’enfance perdue et au rituel funèbre. Magnifique
— LA TERRASSE, Paris, Véronique Hotte, juillet 2009.

Mise en scène impeccable de Denis Marleau (…) Christiane Pasquier, en Bonne Dame, est terrifiante à souhait, dans sa froideur narcissique et sadique.
— RTBF, Bruxelles, Christian Jade, juillet 2009

L’expérience est unique. Rien, ici, pour conforter le public dans des émotions agréables et familières. Le risque est calculé, l’effet est troublant...
— LE SOLEIL, Québec, Josiane Desloges, juillet 2009

Avignon 2009 : Marleau triomphe encore. La précision et la rigueur de ses mises en scène font toujours un tabac ici, et cette année ne fait pas exception à la règle
— VOIR, Montréal, Philippe Couture

Extraits de presse (création au FTA, Montréal)

Un solide trio d’acteurs. (…) Capricieuse, manipulatrice et contradictoire, la Bonne Dame à laquelle Christiane Pasquier insuffle un humour méchant, fait de sa dame de compagnie, Johanna (l’étonnant Guy Pion) puis Sébastien Dodge, ses souffre-douleur. Si cet étrange chœur d’infirmes fournit à Denis Marleau et à Stéphanie Jasmin, sa collaboratrice, un terrain d’exploration aussi fertile que les Aveugles, de Maeterlinck, pour poursuivre leurs recherches sur l’acteur, l’effigie et la vidéo, la démarche du duo trouve ici une résonnance riche de sens dans le propos même de la pièce.
— LE DEVOIR, Alexandre Cadieux

Marleau arrive encore à nous surprendre, mieux, il nous rive à notre siège. La mise en scène pleine d’imagination, endosse l’humour de la partition, son esprit, sa critique du pouvoir, mais surtout sa richesse narrative inouïe. Christiane Pasquier est stupéfiante de rigueur. Son souffle, son phrasé, le terrible amalgame de rires et de larmes qu’elle cultive, son incomparable intelligence du texte, tout cela nous atteint comme une lame. Le Belge Guy Pion est aussi très convainquant. Merveilleuse idée que d’avoir fait appel à Sébastien Dodge, désopilant, pour donner une incarnation à Johanna, la servante.
— VOIR, Christian Saint-Pierre

C’est un objet très stylisé et franchement comique que nous offre UBU dans le cadre du FTA. Quant aux spectateurs, ils se délectent de cette langue assassine, de ses échanges sans queue ni tête entre humains et robots, de cette mise en scène d’une grande précision qui met en valeur toute la folie du théâtre de Thomas Bernhard. Oubliez les bons sentiments. Une fête pour Boris est tout en cruauté et en humour noir.
— LA PRESSE, Sylvie St-Jacques

Le texte est tout simplement fabuleux, et rendu par une Christiane Pasquier qu’on a envie d’épouser. Denis Marleau n’y est pas allé de main morte avec une mise en scène d’une désarmante efficacité : un espace libre, vaguement rempli, mais ô combien habité par les acteurs et les « autres ». Je ne vous balancerai pas les invités, ni le clou de la soirée, mais ne manquez pas la fête, on vous y attend de pied ferme.
— NIGHTLIFE Magazine, Sonia Trépanier


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R A M E A U > H I P P O L Y T E   E T   A R I C I E

Mise en scène : Ivan Alexandre
Direction musicale : Emmanuelle Haïm / Le Concert d'Astrée


"Avec le concours du peintre scénographe Antoine Fontaine et du costumier Jean-Daniel Vuillermoz (les deux sur la Reine Margot de Chéreau), de l’éclairagiste Hervé Gary et de la chorégraphe Natalie van Parys, aguerrie au style baroque via les Arts florissants, Ivan Alexandre, fidèle à la lettre ramiste, a voulu accorder ce qu’on voit avec ce qu’on entend, et s’en est donné les moyens. On est confondu par la beauté des tableaux, monumentaux, oniriques, par la gestion millimétrique de l’espace, le raffinement du geste et le poids conféré aux chanteurs. Transfuge des Arts florissants de Christie avant de fonder son Concert d’Astrée, en 2000, la claveciniste et chef Emmanuelle Haïm dirige son propre ensemble sur instruments anciens, toujours impressionnant de justesse d’intonation, de virtuosité instrumentale et d’esprit. (...) Bien que souffrant, le ténor canadien Frédéric Antoun se tire vaillamment du rôle d’Hippolyte, face à l’Aricie au soprano charnu et ductile d’Anne-Catherine Gillet. Saisissante (de timbre corsé et capiteux, de tempérament et de projection) est la Phèdre de la mezzo américaine Allyson McHardy. Diane de charme de la mezzo, américaine également, Jennifer Holloway, Amour pétulant de Jaël Azzaretti, Pluton racé du baryton François Lis, Neptune limpide de Jérôme Varnier, le style ramiste, déclamatoire et éloquent est servi avec art. Enfin, dix ans après avoir emballé en Papageno à Aix, Stéphane Degout compose un Thésée dévastateur : volume, projection, ardeur du mot, c’est le baryton français le plus naturellement et efficacement émotionnel de sa génération. Déployant progressivement ses charmes, de l’aride au somptuaire, cet Hippolyte et Aricie est magistral." (LIBERATION, Eric Dahan)

Ce "spectacle est d'un raffinement extrême, pour en appeler à la langue de l'abbé Pellegrin, librettiste de cette première tragédie lyrique d'un Rameau déjà âgé de 50 ans (1733). Les costumes aux harmonies voilées de Jean-Daniel Vuillermoz sont d'une élégante beauté, comme les lumières d'outre-monde d'Hervé Gary ou les ingénieux décors de toiles peintes (plus de 2 500 m2 !) par Antoine Fontaine. Les chorégraphies de Natalie Van Parys sont d'une force émotionnelle rare, portée par les excellents danseurs de la compagnie Les Cavatines. (...) Thésée de Stéphane Degout, magistral de noblesse et d'intensité, la Phèdre incandescente de la mezzo américaine Allyson McHardy (une révélation) et l'Amour de Jaël Azzaretti, angelot narquois et matois." (LE MONDE, Marie-Aude Roux, "Raffinement extrême pour "Hippolyte et Aricie")

"Évidence d'une pure beauté esthétique, d'abord : les fascinants décors en trompe l'œil d'Antoine Fontaine, les incroyables perruques et crinolines de Jean-Daniel Vuillermoz, les éclairages à la rampe d'Hervé Gary, la chorégraphie vivante de Natalie Van Parys, ressuscitent un monde d'illusion, d'un raffinement inouï, dont les images compteront parmi les plus splendides que l'on ait vues depuis longtemps. (...) Très beau plateau, dominé par le Thésée de Stéphane Degout, tout simplement exceptionnel, la ­Phèdre incandescente d'Allyson McHardy, l'Amour virevoltant de Jaël Azzaretti, mais tous seraient à citer." (LE FIGARO, Christiane Merlin, "Le Capitole fête Rameau dans toute sa splendeur")


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Mise en scène : Laurent Pelly
Direction musicale : Bertrand de Billy


"Avec ses quelques arbres dénudés, son épave renversée et un château dépouillé de ses meubles, le décor, fait de fûts et de boiseries, épouse parfaitement l'univers inquiétant et symboliste de Debussy. La mise en scène respectueuse de Laurent Pelly, avec ses différents tableaux baignés d'une lumière vespérale, sublime la splendeur orchestrale du drame." (CLASSICA-REPERTOIRE, Rodolphe Bruneau-Boulmier)

" Une telle fusion du théâtre et de la musique coupe le souffle, avant de submerger de bonheur. Quelle réussite ! Et, chose merveilleuse, c’est une réussite d’ensemble, qu’aucune faiblesse individuelle ne vient entacher !
Le plateau tournant sur lequel Chantal Thomas pose les décors permet de passer rapidement d’un lieu à l’autre par de simples fondus enchaînés ou des précipités et de maintenir ainsi la tension dramatique (...)
Cette puissance suggestive du décor est soutenue par les éclairages splendides de Joël Adam, atmosphères crépusculaires, lumières nocturnes, reflets d’eau, qui valorisent les costumes et les personnages (...)
Cette réussite symbiotique porte la marque de Laurent Pelly. La vision qu’il propose du chef d’œuvre de Debussy est confondante par l’acuité de sa pénétration ; le moindre mot du texte est scruté et il en sort une lecture théâtrale d’une force qui respecte scrupuleusement la musique et renvoie au rayon des balivernes l’évanescence de l’œuvre. C’est à la puissance implacable des tragédies antiques, à la passion étouffante d’Otello, à la grandeur de Tristan qu’il nous fait accéder, tout en variant les climats au gré des couleurs musicales.
Ces comédiens admirables – Yniold d’une justesse poignante, tiré de son insouciante candeur par la violence du monde – sont aussi d’admirables chanteurs, et on voudrait presque se satisfaire d’un éloge global. L’animosité tranquille de Marie-Nicole Lemieux, luxueuse Geneviève, les graves et l’autorité de Phillip Ens, la voix flûtée de Beate Ritter, la sensibilité vibrante et la clarté de Stéphane Degout, la souplesse devenant rudesse et violence de Laurent Naouri, la féminité dans tous ses états – jamais l’enfant - la femme victime parce que désirée et dans l’immanence de ses sentiments, de Natalie Dessay... Tous sont inoubliables et bouleversants de vérité.
Et le bonheur est complet parce qu’outre la participation fugace du Chœur Arnold Schoenberg l’orchestre de la radio viennoise sert la partition de Debussy avec le même scrupule et le même engagement. Son chef pour encore quelques mois, Bertrand de Billy, obtient des musiciens la transparence, la précision, la subtilité. Sa direction sait aussi devenir ardente pour faire croître les menaces et porter à l’incandescence les fulgurances dramatiques. Cet idéal de fusion entre la fosse et la scène, quand il se réalise, transporte et fait exulter, quand le dénouement tirerait des larmes !
Un DVD devrait garder la trace du spectacle, salué à la fin – au sens propre du mot - par d’interminables applaudissements. Son caractère d’exception tient sans doute à l’alchimie entre les réalisateurs et les chanteurs – un cocorico au passage ! – mais la force de la conception visuelle et dramatique en fait déjà une référence. Quel théâtre français le reprendra ?" (FORUM OPERA, Maurice Salles)

"La Mélisande de Natalie Dessay, quant à elle, rappelle la silhouette dessinée par Rochegrosse pour la partition d'orchestre originale gravée chez Eugène Fromont au cours de l'été 1903. Grande robe bleu clair qu'elle fait tourner en derviche, longue chevelure blonde nouée, elle est bien cet oiseau qui n'est pas d'ici, que Laurent Pelly met judicieusement en lévitation dans les arbres (...). Cet amour pris au piège de la destinée, Pelly l'a voulu léger et presque sans passion, si ce n'est au soir des adieux (Stéphane Degout y est débordant de sex-appeal vocal). Il a par contre porté la jalousie de Golaud à la limite de l'insoutenable : passant à la question l'enfant Yniold brandi en vigie au milieu d'une tempête, tentant d'arracher, debout sur le lit de mort de Mélisande, une vérité qu'il ne veut pas croire. Golaud, que Laurent Naouri incarne de manière exemplaire."Je regretterai toujours de ne pas pouvoir faire Tosca, Salomé et même la Tatiana d'Eugène Onéguine", disait encore Natalie Dessay à la veille de la première, le 13 janvier. Qu'elle se rassure, sa Mélisande les révoque toutes." (LE MONDE, Marie-Aude Roux)


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>> Florent Siaud a passé un mois au Goethe Institut de Berlin. Il a également accompli un périple culturel de deux mois, qui l'a conduit à voir 51 concerts et spectacles de théâtre et d'opéra dans quelques unes des grandes villes d'Europe : Berlin (Staatsoper, Deutsche Oper, Schaubühne, Philarmonie, Berliner Ensemble, Volksbühne), Amsterdam (Opéra, Royal Concertgebouw), Hambourg (Staatsoper), Paris (salle Pleyel, Comédie Française, Palais Garnier, Opéra Bastille, Théâtre de Chaillot, Théâtre des Champs Elysées...), Genève (Grand Théâtre), Bruxelles (le palais des Beaux-Arts) et Vienne (Musikverein, Staatsoper, Volksoper). Vienne Staatsoper réduit.jpgCette aventure lui aura permis d'assister à des spectacles mis en scène par Robert Wilson, Thomas Ostermeier, Peter Stein, Peter Sellars, Luc Bondy, Jacques Lassalle, Willy Decker, Claus Guth, Olivier Py, Falk Richter et dirigés par les chefs Daniel Baremboim, Pierre Boulez, John Eliot Gardiner, John Nelson, Philippe Herreweghe, Mariss Jansons, Simone Young, Nikolaus Harnoncourt, Frank Welser Most ou Symon Bychkov...

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Opera de Nice logo.jpg Mise en scène : Lubor Cukr

Avec : Alex Esposito (Figaro), Anne-Catherine Gillet (Susanna), Helena Juntunen (La Comtesse), Marcello Lippi (le Comte), Delphine Haidan (Cherubino), Sophie Pondjiclis (Marcellina), Giuseppe Naviglio (Bartolo), Rodolphe Briand (Basilio), Malia Bendi Merad (Barbarina), Ioan Hotenche (Antonio), Elio Ferreti (Don Curzio)
Choeur et orchestre de l'Opéra de Nice
Direction : Sergio Monterisi
"La distribution vocale propose sans doute l’un des meilleurs couples de futurs jeunes mariés : le Figaro très bien chantant, solidement et joliment timbré du baryton Alex Esposito, en compagnie de la soprano lumineuse et cristalline de Anne-Catherine Gillet (Susanna). La soprano Helena Juntunen (la Contessa), aux moyens naturels plus larges, sait alléger toutefois son instrument, et son interprétation fait mouche. (...) La mise en scène de Lubor Cukr utilise intelligemment un décor unique : des ouvertures dans les parois permettront de passer graduellement d’une ambiance intérieure à l’acte I, à la découverte de la chambre à coucher de la Contesse au II, puis au jardin et sa scène d’extérieur du IV. Le jeu des acteurs est vivant et naturel (…), ce qui permet de capter sans défaillance l’attention du spectateur." (SCENESMAGAZINE.COM - François Jestin)


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Espace GO logo.jpg Mise en scène : Denis Marleau

Avec : Christiane Pasquier (Martha Von Geschwitz), Pier Paquette (Jack)

"Un moment de théâtre intense, inoubliable, époustouflant mis en scène par Denis Marleau" (RADIO-CANADA, Désautels - Marie-Christine Trottier)
"Virtuose, c'est le mot qui nous vient spontanément à l'esprit au sortir de ce spectacle. Une comédienne au sommet de son art. Un auteur qui n'a plus rien à prouver et qui nous en met pourtant plein les oreilles. Un metteur en scène qui entrelace geste, intonation, musique et projection avec maestria." (VOIR - Christiane Saint-Pierre)

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S H A K E S P A R E >   O T H E L L O

usine C logo.gifMise en scène : Denis Marleau

Avec : Ruddy Sylaire (Othello), Pierre Lebeau (Iago), Éliane Préfontaine (Desdémone), Christiane Pasquier (Emilia), Denis Gravereaux (Brabantio, Montano), Bruno Marcil (Roderigo), Vincent-Guillaume Otis (Cassio), Jean-François Blanchard (le Doge, Lodovico), Annik Hamel (Bianca)

"Une éblouissante distribution" (ICI - Lyne crevier)
"Avant d'entreprendre les répétitions de son Othello, Denis Marleau avait parlé "d'équipe de rêve" en décrivant son groupe d'interprètes. Il n'a pas menti et au bout des deux heures et demies de spectacle, on en sort convaincu." (LE DROIT - Marc André Joanisse)
"C'est hier que je me suis dirigée vers le Théâtre du Centre national des Arts pour y voir l'Othello de Denis Marleau. Majestueux ! On aurait dit que ce metteur en scène se destinait depuis toujours à adapter cette pièce de répertoire. (...) Un grand Marleau, il ne fait nul doute." (VOIR - Mélissa Proulx)

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1789346496.jpg Mise en scène : Gilbert Blin

Avec : Pascal Bertin (Egeo), Brigitte Hool (Agilea), Valérie Gabail (Clizia), Jacek Laszczkowski (Teseo), Aurélia Legay (Medea), Damien Guillon (Arcane), Sandrine Martin (Minerva), Camille Tanguy (Fedra)
Ensemble baroque de Nice
Direction : Gilbert Bezzina


"Un jeu d'acteur d'une exceptionnelle richesse expressive" (NICE PREMIUM)


 

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