08.12.2008
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05.12.2008
UN PARCOURS ENTRE LETTRES, THEATRE & OPERA...
- Remarque : les zone grisées du texte correspondent à des liens -
Après avoir intégré l’Ecole Normale Supérieure de Lettres et Sciences humaines (ENS LSH, France), où il poursuit sa scolarité en même temps qu’il réalise un court-métrage (O Noir, avril 2004) et met en scène La Mort de Tintagiles de Maeterlinck (mars 2005), Florent Siaud obtient l’agrégation de Lettres Modernes .
Professeur en Institut universitaire de technologie puis interrogateur en classes préparatoires aux grandes écoles en France, correcteur pour la revue du département d’Etudes Françaises de l’Université de Montréal Paragraphes, il obtient une charge de cours magistral en Histoire du théâtre (XVIIIe - XXe siècle) à l’Université de Montréal. Il est actuellement doctorant en arts du spectacle sous la direction de Jean-Loup Rivière et participe au projet de recherche international mis en place par le CNRS sur "le son du théâtral". Des séjours linguistiques d'un mois à Londres, au Goethe Institut de Berlin et à l'Université normale de Pékin participent de son bagage culturel.
Auteur d’un cahier dramaturgique sur l’Othello de Shakespeare, il est l'un des deux assistants à la mise en scène du canadien Denis Marleau pour une production de cette pièce, présentée à Ott
awa (Centre National des Arts) et Montréal (Usine C) à l'automne 2007 et comportant, parmi sa distribution, Pierre Lebeau en Iago. Il poursuit son travail auprès de Denis Marleau à l’occasion de la création d’une pièce inédite de Normand Chaurette, Ce qui meurt en dernier, interprétée par Christiane Pasquier et donnée à l’Espace Go puis au CNA d’Ottawa au début de l’année 2008. En février 2008, il collabore à la dramaturgie d’une nouvelle production des Noces de Figaro de Mozart pour l’Opéra de Nice (février 2008), pour laquelle il est aussi l’assistant du metteur en scène tchèque Lubor Cukr. Sa saison 2008 - 2009 a été inaugurée par deux stages à la mise en scène à l'opéra : Pelléas et Mélisande de Debussy mis en scène à Vienne par Laurent Pelly (avec Natalie Dessay et Stéphane Degout) et Hippolyte et Aricie de Rameau mis en scène par Ivan Alexandre au Capitole de Toulouse (avec le Concert d'Astrée d'Emmanuelle Haïm). Il a participé aux répétitions d'Une Fête pour Boris, de Thomas Bernhard, spectacle de Denis Marleau qui a été créé en Amérique du Nord au Festival TransAmérique et qui sera présenté en Europe dans l'Edition officielle du Festival d'Avignon 2009.
Il participe régulièrement à la rédaction des programmes de salle et aux conférences qui accompagnent les spectacles sur lesquels il travaille (conférence à l’auditorium de la grande bibliothèque de Nice pour Teseo et Les Noces de Figaro, animation d’une conférence en compagnie de la psychanalyste Marie-Claire Lanctôt-Bélanger à l’Usine C de Montréal). Après avoir écrit des textes sur Teseo (Haendel) et Les Noces de Figaro (Mozart) pour l'Opéra de Nice, il a rédigé un article sur le mythe de Phèdre pour le programme de salle d'Hippolyte et Aricie de Rameau au Capitole de Toulouse. Dans le cadre de journées consacrées à l'écrivain Daniel Danis, il a présidé à l'Espace GO une table ronde de metteurs en scène et de traducteurs : le texte en sera publié en 2010 aux éditions Nota Bene.
En mai 2008, il a effectué une communication dans un colloque international sur le théâtre de répertoire, qui sera publiée prochainement. Pour les revues Agôn et Rappels, il a réalisé des entretiens avec les metteurs en scène Denis Marleau, Laurent Pelly et Brigitte Haentjens. A l'invitation de Marc Minkowski, il a écrit des textes présentant les concerts de la saison 2009 - 2010 des Musiciens du Louvre (notamment pour des programmes Haydn, Haendel, Bach).09:36 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : théâtre, opéra, lettres, mise en scène, ens lsh, denis marleau, ubu
12.03.2008
AGENDA DES DERNIERS MOIS...
Extraits de presse (création au FTA, Montréal)
"Un solide trio d’acteurs. (…) Capricieuse, manipulatrice et contradictoire, la Bonne Dame à laquelle Christiane Pasquier insuffle un humour méchant, fait de sa dame de compagnie, Johanna (l’étonnant Guy Pion) puis Sébastien Dodge, ses souffre-douleur. Si cet étrange chœur d’infirmes fournit à Denis Marleau et à Stéphanie Jasmin, sa collaboratrice, un terrain d’exploration aussi fertile que les Aveugles, de Maeterlinck, pour poursuivre leurs recherches sur l’acteur, l’effigie et la vidéo, la démarche du duo trouve ici une résonnance riche de sens dans le propos même de la pièce" (LE DEVOIR, Alexandre Cadieux)
"Marleau arrive encore à nous surprendre, mieux, il nous rive à notre siège. La mise en scène pleine d’imagination, endosse l’humour de la partition, son esprit, sa critique du pouvoir, mais surtout sa richesse narrative inouïe. Christiane Pasquier est stupéfiante de rigueur. Son souffle, son phrasé, le terrible amalgame de rires et de larmes qu’elle cultive, son incomparable intelligence du texte, tout cela nous atteint comme une lame. Le Belge Guy Pion est aussi très convainquant. Merveilleuse idée que d’avoir fait appel à Sébastien Dodge, désopilant, pour donner une incarnation à Johanna, la servante." (VOIR, Christian Saint-Pierre)
"C’est un objet très stylisé et franchement comique que nous offre UBU dans le cadre du FTA. Quant aux spectateurs, ils se délectent de cette langue assassine, de ses échanges sans queue ni tête entre humains et robots, de cette mise en scène d’une grande précision qui met en valeur toute la folie du théâtre de Thomas Bernhard. Oubliez les bons sentiments. Une fête pour Boris est tout en cruauté et en humour noir. (LA PRESSE, Sylvie St-Jacques)
"Le texte est tout simplement fabuleux, et rendu par une Christiane Pasquier qu’on a envie d’épouser. Denis Marleau n’y est pas allé de main morte avec une mise en scène d’une désarmante efficacité : un espace libre, vaguement rempli, mais ô combien habité par les acteurs et les « autres ». (...) ne manquez pas la fête, on vous y attend de pied ferme." (NIGHTLIFE Magazine, Sonia Trépanier)
"Avec ses quelques arbres dénudés, son épave renversée et un château dépouillé de ses meubles, le décor, fait de fûts et de boiseries, épouse parfaitement l'univers inquiétant et symboliste de Debussy. La mise en scène respectueuse de Laurent Pelly, avec ses différents tableaux baignés d'une lumière vespérale, sublime la splendeur orchestrale du drame." (CLASSICA-REPERTOIRE, Rodolphe Bruneau-Boulmier)
"Une vague de bonheur."
"La Mélisande de Natalie Dessay, quant à elle, rappelle la silhouette dessinée par Rochegrosse pour la partition d'orchestre originale gravée chez Eugène Fromont au cours de l'été 1903. Grande robe bleu clair qu'elle fait tourner en derviche, longue chevelure blonde nouée, elle est bien cet oiseau qui n'est pas d'ici, que Laurent Pelly met judicieusement en lévitation dans les arbres (...). Cet amour pris au piège de la destinée, Pelly l'a voulu léger et presque sans passion, si ce n'est au soir des adieux (Stéphane Degout y est débordant de sex-appeal vocal). Il a par contre porté la jalousie de Golaud à la limite de l'insoutenable : passant à la question l'enfant Yniold brandi en vigie au milieu d'une tempête, tentant d'arracher, debout sur le lit de mort de Mélisande, une vérité qu'il ne veut pas croire. Golaud, que Laurent Naouri incarne de manière exemplaire."Je regretterai toujours de ne pas pouvoir faire Tosca, Salomé et même la Tatiana d'Eugène Onéguine", disait encore Natalie Dessay à la veille de la première, le 13 janvier. Qu'elle se rassure, sa Mélisande les révoque toutes." (LE MONDE, Marie-Aude Roux)
Cette aventure lui aura permis d'assister à des spectacles mis en scène par Robert Wilson, Thomas Ostermeier, Peter Stein, Peter Sellars, Luc Bondy, Jacques Lassalle, Willy Decker, Claus Guth, Olivier Py, Falk Richter et dirigés par les chefs Daniel Baremboim, Pierre Boulez, John Eliot Gardiner, John Nelson, Philippe Herreweghe, Mariss Jansons, Simone Young, Nikolaus Harnoncourt, Frank Welser Most ou Symon Bychkov...
Mise en scène : Lubor CukrAvec : Alex Esposito (Figaro), Anne-Catherine Gillet (Susanna), Helena Juntunen (La Comtesse), Marcello Lippi (le Comte), Delphine Haidan (Cherubino), Sophie Pondjiclis (Marcellina), Giuseppe Naviglio (Bartolo), Rodolphe Briand (Basilio), Malia Bendi Merad (Barbarina), Ioan Hotenche (Antonio), Elio Ferreti (Don Curzio)
Choeur et orchestre de l'Opéra de Nice
Direction : Sergio Monterisi
Mise en scène : Denis MarleauAvec : Christiane Pasquier (Martha Von Geschwitz), Pier Paquette (Jack)
"Un moment de théâtre intense, inoubliable, époustouflant mis en scène par Denis Marleau" (RADIO-CANADA, Désautels - Marie-Christine Trottier)
Mise en scène : Denis MarleauAvec : Ruddy Sylaire (Othello), Pierre Lebeau (Iago), Éliane Préfontaine (Desdémone), Christiane Pasquier (Emilia), Denis Gravereaux (Brabantio, Montano), Bruno Marcil (Roderigo), Vincent-Guillaume Otis (Cassio), Jean-François Blanchard (le Doge, Lodovico), Annik Hamel (Bianca)
Mise en scène : Gilbert BlinAvec : Pascal Bertin (Egeo), Brigitte Hool (Agilea), Valérie Gabail (Clizia), Jacek Laszczkowski (Teseo), Aurélia Legay (Medea), Damien Guillon (Arcane), Sandrine Martin (Minerva), Camille Tanguy (Fedra)
Ensemble baroque de Nice
Direction : Gilbert Bezzina
"Un jeu d'acteur d'une exceptionnelle richesse expressive" (NICE PREMIUM)
09:26 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : les noces de figaro, mozart, ce qui meurt en dernier, chaurette, othello, shakespeare, teseo


